Linkedin twitter
Newsletter Menu

Les carburants alternatifs : une coordination nécessaire

Coordonner le développement des infrastructures de carburants alternatifs, c’est le vœu que nous formulions dans l’édito de notre newsletter du mois dernier. Vœu largement exposé dans la directive européenne 2014/94/UE ; comment cela s’applique-t-il en France ?

 

Cette directive, déjà ancienne, en voie d’application dans les Etats membres dont la France, rappelle dans ses attendus qu’ «il convient d’éviter que le marché intérieur soit fragmenté par l’introduction non coordonnée de carburants alternatifs ».(attendu n°10) et qu’il est nécessaire d’adopter une approche coordonnée pour satisfaire les besoins énergétiques à long terme de tous les modes de transport » (attendu n°11). Rappelons que les carburants alternatifs concernent tous les carburants susceptibles de remplacer le pétrole à long terme : l’électricité, l’hydrogène, les biocarburants, le gaz naturel et le GPL. La directive estime que « la neutralité technologique devrait être garantie et les cadres d’action nationaux devraient tenir dûment compte de l’exigence de soutenir le développement commercial de carburants alternatifs » (attendu n°22).

 

La directive décline ensuite la manière propre de déploiement de chaque type de carburants alternatifs en fonction de son marché propre, de sa taille, du réseau central RTE-T existant et de ses contraintes technologiques ; mais « il faut fournir aux utilisateurs de véhicules des données relatives à la localisation géographique des points de ravitaillement et de recharge ouvert au public pour les carburants alternatifs » (attendu n°52).

 

La France a transposé cette directive dans la Loi relative à la transition énergétique et à la croissance verte (LETCV) pour les infrastructures de charge des véhicules électriques ; celle-ci fixe un objectif de 7 millions de points de charge installés sur le territoire national d’ici 2030. Un nouveau document intitulé « Cadre d’Action National pour le développement des Carburants Alternatifs dans le secteur des transports et le déploiement des infrastructures correspondantes » (CANCA) a été adopté et transmis à la commission européenne le 7 février dernier ; il concerne l’ensemble des carburants alternatifs, à savoir l’électricité, le GNV, le GNL et le GPL. Le législateur y souligne moins ce souci de coordination affiché au niveau européen, estimant sans doute que les logiques de marché de chacun de ces carburants alternatifs induisent des logiques de développement qui leur sont propres.

 

Qu’en est-il sur le terrain ? Certains industriels ont dans leur ADN une logique multi-énergies et tendront à installer des stations multi-carburants, comme Air Liquide par exemple. Le port de Santes dans les Hauts-de-France prévoit de compléter le GNV par le GNL. Il y a donc des logiques industrielles qui permettent des convergences.

 

Florence Berthelot, déléguée régionale de la FNTR l’a rappelé lors du congrès du gaz à Paris : il faut promouvoir des stations multi-énergies et laisser le marché décider. Au fond, si les logiques et temporalité diffèrent pour les industriels, les carburants alternatifs apportent tous au consommateur une fonctionnalité identique : celle d’un transport écologiquement responsable.

Posté le 20/09/2017
Logo devenir membre Devenir membre Logo contact Inscription à la newsletter